Notre métier

Les pilotes maritimes

Les pilotes maritimes français sont au nombre de 340, exerçant leur métier au sein de 32 stations. Ils constituent un personnel commissionné par l’Etat, généralement regroupés en syndicat professionnel. Dans chaque station, un Règlement Local détaille son organisation.

Tous les jours de l’année, les pilotes maritimes embarquent aux côtés des capitaines de navires pour les guider en toute sécurité depuis la mer jusqu’à leurs quais de destination et vice-versa et conduire les manœuvres d’accostage ou d’appareillage.

Interface indispensable pour les commandants venus d’horizons divers ignorant les particularités de l’environnement local, le pilote prévoit et coordonne tous les moyens nautiques nécessaires à la manœuvre, remorqueurs et lamaneurs notamment.

Le recrutement des pilotes maritime se fait par concours local décidé par chaque station en fonction de ses besoins en effectifs. Les candidats, titulaires du brevet de commandement de la marine marchande, ont navigué au moins 10 ans comme officier sur les navires de commerce.

La préparation de ce concours se fait en candidat libre – il n’y a pas d’école de pilotage maritime. L’épreuve reine est consacrée à la connaissance extrêmement détaillée de la zone de pilotage  et aux manœuvres des navires dans cette zone.

Le lauréat entame ensuite une formation au cours de laquelle il acquiert l’expertise nécessaire à la conduite en eaux resserrées de navires de plus en plus grands.

Pour en savoir plus sur les modalités et les conditions pour pouvoir présenter un concours de pilotage, consultez le site de la Fédération Française des Pilotes Maritimes (FFPM) à laquelle sont affiliées toutes les stations de pilotage françaises.

Pilote maritime : un métier qui se conjugue au féminin.

 

Première femme en France à pratiquer le métier de pilote maritime, Catherine CORNU est entrée à la station de pilotage de la Seine-Caen-Dieppe dans le courant de l’an 2000, après plus de dix ans de navigation au long cours. En douze années de pratique, elle a prouvé que la maîtrise de soi et la capacité à susciter la confiance des capitaines de navires les plus expérimentés n’était pas l’apanage des hommes. Dans un univers principalement masculin, elle a su s’imposer comme un pilote maritime à part entière.